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Démission de Didier Marie ou petits arrangements entre amis

Le 22/01/2014

On avait cru comprendre que pour les socialistes, comme le disait Lionel Jospin, le Sénat était « une anomalie parmi les démocraties ».  Or, et sans doute le fait qu’ils y soient actuellement majoritaires n’est pas étranger à leur revirement –même si la vie est loin d’y être un long fleuve tranquille pour la majorité socialiste-,  ils ont depuis quelques mois une nouvelle appétence pour notre Chambre Haute.

Enfin une nouvelle appétence, soyons plus précis : coincés par la promesse présidentielle de mettre fin au cumul des mandats et par l’exigence fabiusienne de se plier à la règle le plus rapidement possible, certains, sous couvert de renouvellement, y trouvent en fait une porte de sortie bien commode.

En effet, il ne faut pas être dupe : le Sénat n’est ici considéré que comme un utile moyen de recaser les uns et les autres. Le président démissionnaire du Conseil Général de Seine-Maritime y trouve donc une porte de sortie renforçant la fausse idée que se font nos compatriotes du Sénat : une maison de retraite pour hommes politiques en fin de carrière. Bien plus donc que de participer au nécessaire renouvellement de notre classe politique, il contribue par ces manœuvres à l’abaissement de nos institutions.

Il est malheureux de constater que c’est une habitude chez les socialistes seinomarins : ainsi les 2 sénateurs socialistes élus en 2004, ainsi que le remplaçant de l’un d’eux, auront  tous démissionné avant la fin de leur mandat. Cela démontre s’il était encore nécessaire qu’ils ont fait un usage politicien et partisan de leur mandat au mépris de la confiance que leur avaient accordé les grands électeurs. Il y a même plus, en fabiusie, les listes pour les sénatoriales sont donc construites afin de servir exclusivement les intérêts du Parti Socialiste et de lui permettre de distribuer les postes aux uns et aux autres.

Pour en avoir confirmation, il n’y a d’ailleurs qu’à examiner le bilan de l’action, mais il serait plus juste de parler d’inaction, de Sandrine Hurel puis d’Alain Le Vern en tant que sénateur. Alain Le Vern réussissant même à obtenir à plusieurs reprises la palme du sénateur le plus absent.

Le plus grave dans tout cela reste que le souci de la représentation des intérêts de nos territoires passe évidemment bien loin derrière la stratégie politicienne du parti. De ce fait on comprend mieux la situation de notre Département et de notre Région : quand la compétition interne au Parti Socialiste prend le pas sur les projets à  mettre en œuvre pour la bonne santé de notre économie. Si l’on y regarde de plus près les grands projets actuellement en cours en Seine-Maritime que sont l’éolien off-shore, la LNPN ou le développement de l’Axe-Seine, ils ont tous été initiés par le gouvernement précédent. La gauche aura beau jeu de se les approprier désormais, mais l’impulsion et le volontarisme indispensable pour mettre sur les rails des projets de cette ampleur  et finalement mettre en branle le mécanisme de la décision politique sont bien le fait de l’ancienne majorité.

L’hypocrisie dont font preuve actuellement les socialistes seinomarins jurant la main sur le cœur qu’ils s’inscrivent dans un processus de renouvellement de la classe politique après avoir usé et abusé du cumul des mandats pour finalement s’en sortir par la manœuvre et la manigance politiciennes sont ce qui se fait de plus indigne dans le comportement politique.

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