Fédération
Seine-Maritime
Accueil > Actualités > « Le chemin vers la victoire »

Actualités


« Le chemin vers la victoire »

Le 07/01/2014

Tribune de Catherine Morin-Desailly, Présidente de l’UDI 76

Depuis maintenant plusieurs mois,  l’UDI76  à entrepris un travail de rassemblement en vue de la formation de listes unies du Centre et de la Droite pour les élections municipales, notamment à Rouen et plus largement dans les grandes communes de notre département.

Pour Rouen, j’ai informé les Rouennaises et les Rouennais qu'empêchée, je ne pouvais conduire cette liste d’union. Mais, je veux redire aujourd’hui toute ma conviction en ce que l’union du Centre et de la Droite est une condition essentielle à la reprise de la ville à la gauche.

Si je conçois que ces derniers mois de mise en place des équipes aient ouvert une période de flottement dans nos familles politiques, il est désormais temps de se retrouver tous ensemble pour offrir une alternative à nos concitoyens.

Le Centre et la Droite ont vocation à se retrouver lorsque le contexte l’exige : or le contexte, tant au niveau national que local, impose l’union de nos familles politiques pour cette échéance électorale. Depuis plusieurs années que la Gauche gère la plupart des collectivités dans notre région et 18 mois qu’elle a toutes les responsabilités au niveau national, nous ne pouvons que constater les ravages de sa politique : une perte de dynamisme de notre économie et de notre territoire, un pouvoir d’achat en berne et rongé par une fiscalité calamiteuse, mais aussi et surtout des Français divisés.

Dans une période où tout est prétexte à tendre les relations entre les uns et les autres, il nous appartient plus que jamais, à nous responsables politiques, de prendre la mesure de cette situation et de tout faire pour revenir à un climat de sérénité. Nos divisions micro-partisanes, avec pour seul fondement la stratégie politicienne, ne sont pas à la hauteur des enjeux des prochains scrutins.

Mais j’entends déjà venir la contradiction : pourquoi dans ce cas le centre ne céderait-t-il pas  la place ? Je ne peux répondre à cela que par la force de ma conviction, conviction acquise lors de mes rencontres avec les Rouennais et tous les Seinomarins : le Centre correspond historiquement, presque viscéralement à la sensibilité de nombre d’entre eux. Ainsi parce que je connais Rouen, parce que je connais la Seine-Maritime, parce que je connais ses habitants et que c’est une terre profondément centriste. Il est de notre devoir, élus centristes, de persévérer afin que leurs voix continuent d’être entendues.

Nous savons prendre nos responsabilités, c’est pourquoi nous avons analysé un peu partout dans notre département, les différents cas de figure avec lucidité et pragmatisme, et,  apportons de ce fait notre soutien au candidat UMP lorsqu’il nous parait le mieux placé pour l’emporter : à Dieppe André Gautier conduira la liste avec Danièle Thétiot, au Havre Marc Migraine et Valérie Egloff se rangent derrière Edouard Philippe, à Fécamp Raynald Maheut est aux côtés de Marie-Agnès Poussier-Winsback…Bref, notre souhait est d’offrir partout un front uni afin de battre la gauche.

Pour autant, l’UMP ne peut prétendre à présenter des têtes de liste partout. Parfois, ces prétentions vont même à l’encontre de la volonté des élus locaux : à Sainte-Adresse par exemple où Patrice Gélard, sénateur et maire sortant UMP, fait confiance à Hubert Dejean de la Bâtie (UDI) pour prendre sa suite, l’UMP investit un autre candidat obligeant le candidat de l’union à ferrailler pour partie contre son propre camp.

A Rouen, ville à laquelle chacun connaît mon attachement, je soutiens Patrick Chabert. Mais j’ai aussi beaucoup d’estime pour Jean-François Bures avec lequel nous avons toujours travaillé en bonne intelligence. Je ne doute pas une seule seconde des résultats que nous pourrions obtenir pour notre ville en mettant nos forces en commun. D’autant que nos équipes sont déjà au travail depuis longtemps et qu’elles partagent et les constats et une bonne partie des solutions qu’elles veulent proposer aux rouennaises et aux rouennais.

Ce choix de l’union est d’autant plus nécessaire à Rouen que couplée à l’élection municipale se joue la composition de la CREA, future métropole. Il serait dans cette optique déraisonnable et non pertinent de privilégier la question d’un leadership partisan, totalement déconnectée des réalités de nos concitoyens, plutôt que la possibilité de peser véritablement dans un groupe uni au sein de l’instance intercommunale.

A cet égard, la situation actuelle à Mont-Saint-Aignan n’est également pas tenable. Il est grand temps que chacun revienne à la raison et appréhende bien plus pragmatiquement les enjeux qui se présentent en mars prochain.

Il est réellement indispensable de réussir l’union dans notre agglomération : si nous parvenons ensemble à faire basculer quelques-unes des plus grandes communes, cela pourrait opérer un basculement au sein de la CREA elle-même. Or, la CREA a vocation à devenir rapidement une métropole, selon le statut qui résultera de la prochaine loi de décentralisation : cela lui renforcera sa compétence relative au développement économique notamment. Souhaite-t-on vraiment que ce soit la Gauche qui ait à s’en charger avec les résultats désastreux qu’ont les politiques économiques socialistes ? C’est là le risque encouru à s’entêter à ne pas oeuvrer pour l’union : la responsabilité de l’échec incombera à ceux qui ont joué la politique du pire.

Au surplus, je rappelle que l’actuel groupe d’opposition à la CREA est un groupe transpartisan au sein duquel les diverses sensibilités du Centre et de la Droite oeuvrent  de concert dans une harmonie jamais démentie. 

Vous l’aurez compris, les divisions persistantes ne sont évidemment pas une façon saine et sereine d’aborder ces élections municipales. Tous ceux que nous croisons depuis plusieurs semaines lors de réunions, sur les marchés, dans le cadre de porte à porte ...nous le répètent : il faut présenter une liste unique dès le 1er tour. Car ne nous y trompons pas - et nous l’avons encore vu tout récemment au Conseil Régional de Haute-Normandie - lorsqu’il faut s’entendre sur une échéance électorale, la gauche sait jeter un voile sur ces divisions alors qu’elles sont bien plus profondes et nuisibles pour nos territoires, que celles qui distinguent nos sensibilités au Centre et à Droite.

Aussi partout où les hésitations sont encore de mise, rangeons nous derrière  l’option la plus raisonnable et la plus porteuse d’espoir de victoire : l’union autour d'un projet au service des habitants des le premier tour. A Rouen, capitale régionale, cette union doit se faire derrière Patrick Chabert, qui est le candidat quotidiennement le plus présent sur le terrain, le mieux à même de rassembler et, de part son expérience professionnelle, associative et citoyenne, de conduire la future équipe municipale. A défaut, il faudra le moment venu savoir, dans le respect de chacun définitivement, se retrouver.

Contact presse :

Permanence UDI  76 :  02 35 15 38 30
federation76@parti-udi.fr

www.parti-udi.fr
Mentions légalesPlan du siteContact