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Redécoupage cantonal

Le 30/01/2014

La ruralité à la hache, la dentelle pour le PS

 La  Fédération UDI 76 déplore amèrement le résultat du redécoupage de la carte cantonale en Seine-Maritime.

 Pour les instances départementales, le choix d’un mode de scrutin abscons pour les prochaines élections départementales de mars 2015 préfigurait un redécoupage manquant  de cohérence. ll n'est aujourd'hui que la  traduction  de l’illisibilité et de l’incohérence de la politique gouvernementale envers les collectivités territoriales.

 Sénatrice de la Seine-Maritime, Présidente de l'UDI de Seine-Maritime, Catherine Morin-Desailly dénonce : « Le présent redécoupage porte un coup extrêmement rude à nos territoires ruraux dont la représentativité sera réduite à la portion congrue : ainsi 16 cantons sur les 35 sont des cantons ruraux soit moins de la moitié. La population moyenne de ces cantons est de 37 175 habitants alors que la population moyenne des 19 cantons urbains n’est que de 34 507 habitants. Pour le dire encore autrement, un conseiller général issu d’un canton rural représentera 18 587 habitants là où un conseiller général issu d’un canton urbain représentera 17 252 habitants. Voilà qui montre que la seule logique démographique qui a présidé à ce redécoupage joue bien à la défaveur de  la ruralité ».

 « Au delà de la seule logique démographique ou arithmétique, ce qui est plus regrettable encore est que ce redécoupage se fasse au mépris des efforts réalisés ces dernières années  par les élus locaux pour structurer leurs territoires notamment au sein des intercommunalités » note Didier Peralta, délegué départemental, maire de Gruchet-le-Valasse.  

 Cela se remarque tout particulièrement pour les nouveaux cantons dieppois et rouennais dans lesquels les EPCI se retrouvent éclatés entre 3 ou 4 cantons au mépris de toute cohérence territoriale, des bassins de vie et des dynamiques économiques en place.

 Comment s’expliquer - autrement que par la pure tactique politicienne - que les communes de Bois-Guillaume, Bihorel et Isneauville, maillons forts du plateau nord de la CREA, soient rattachées au canton constitué exclusivement de la communauté de communes des Portes Nord-Ouest de Rouen ? Pour son président Pascal Martin, vice-président de l'UDI départemental, maire de Montville et conseiller général du canton de Clères « Cela n’a aucun sens notamment au regard de la prochaine constitution de la CREA en métropole. Celle ci  pourrait avoir en effet pour conséquence, au gré des transferts de compétences, de faire disparaître de ce territoire le Conseil Général. Faudrait-il alors procéder à un nouveau redécoupage ? ».

 Finalement, s’il était indispensable de revoir la carte cantonale tant les déséquilibres, notamment démographiques, étaient devenus criants ; si l’on pouvait admettre la nécessité d’améliorer la répartition des élus sur le département, ce ne sont pas ces critères qui ont presidé à ce  redécoupage. Bien au contraire, les socialistes, confortablement installés dans la tour du Conseil Général et les bureaux de la place Beauvau, ont taillé à la hache dans les cantons ruraux et ont sorti leur ciseau de couturier, à Rouen et son agglomération, afin de se découper une carte sur mesure leur évitant la débâcle aux prochaines élections départementales.

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